Ragondin: pour une poignée d'euros

... Sa faune et sa flore Ragondin

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Reportage paru dans le journal "LE PROGRES"

du vendredi 11 octobre 2002

MURIEL MOUSTIER
Le ragondin a une libido de lapin : il fait deux à trois potées de 6 à 7 petits par an. Un couple peut donc produire une descendance de 90 ragondins sur deux ans.
...Agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, pisciculteurs sont unanimes : le ragondin est un véritable fléau. Il détruit tes chaussées d'étangs, s'attaque aux cultures, aux maraîchages, déambule jusque sur nos routes où il génère parfois des accidents, s 'insinue jusque dans les stations de lagunage des communes... Bref, il est partout et se reproduit à une vitesse que les pièges et les chasseurs ne parviennent plus à endiguer. Les chiffres avancés - et invérifiables - pour le seul département de l'Ain font état d'une population allant de 300 000 à 500 000 individus. Et c'est en Dombes, où il bénéficie d'un habitat naturel idéal, qu'il fait sans doute le plus de ravages. Il devenait par conséquent urgent de mettre en place un système de lutte incitative. L'Ain a choisi, comme la Saône-et-Loire, de mettre la queue du ragondin à prix. Chaque queue rapportée - qui peut atteindre chez l'animal 40 cm - sera payée 2,50 euros. Charge à la Fédération des chasseurs de l'Ain de les comptabiliser. Un sacré "casse-queue"!
     

...Parler du ragondin en Dombes, produit à peu près le même effet qu'y évoquer le cormoran: réactions garanties !
...L'un nage, l'autre vole. Le premier est redoutable pour les berges de nos étangs, les cours d'eau et les cultures qui les bordent, le second pour leur contenu. Et leurs effets cumulés ont des conséquences dévastatrices sur tout un pan de l'activité économique locale agriculture, pisciculture et, en amont sur la chasse et la pêche, qui font aussi les frais de ces locataires des étangs et des cours d'eau dombistes. Mais le premier ne bénéficie pas des mêmes protections que le second. Considéré comme un nuisible, sa destruction est même fortement recommandée. 30 à 40 000 ragondins sont ainsi piégés chaque année.
...Mais la bestiole se reproduit plus vite que les pièges parviennent à en attraper et les chasseurs à en tuer. Et la Dombes, pour ne citer que ce secteur du département est aujourd'hui infestée par ce lointain cousin du castor. Au point que les autorités, sous l'impulsion des "victimes" du ragondin, sont en passe de sonner l'hallali. Le Conseil général s'apprête on effet à payer chaque queue de ragondin piégé ou abattu dans le département 2,5 euros (16,4 francs). Une prime qui se veut incitative et ne sera dans tous les cas "payable" qu'au début de l'année 2003. Lé budget prévu vu par le Département pour faire face à cette mesure (conséquent puisqu'il table sur un retour de quelque 40000 queues) devant être en effet inscrit au BP 2003.
...Chasseurs, piégeurs occasionnels ou piégeurs agréés, sont bien sûr concernés au premier chef par cette mesure qui n'attend donc plus que le déblocage des crédits qui doivent l'accompagner pour débuter.
Mais aussi que la Fédération des chasseurs de l'Ain, chargée de l'épineuse opération de comptage des queues, ait mis en place tous les moyens de contrôle nécessaires à sa réalisation (voir par ailleurs).

................................................................ Réinventer la foire aux sauvagines ........................................................................
...A la Direction départementale de l'Agriculture - qui et à l'origine des réunions techniques entre pêcheurs, exploitants d'étangs, agriculteurs, chasseurs et quelques collectivités publiques, qui ont conduit le Conseil général à agir contre le ragondin et à arrêter le principe d'une prime - Michel Barthas note que l'idée était "de stimuler la lutte contre ce nuisible." Ce qu'il déplore presque, estimant que si "l'on pouvait donner une valeur au ragondin, comme autrefois, se remettrait alors en place une régulation naturelle".
...Une valeur, il n'y a pas Si longtemps encore, toute entière contenue dans la fourrure de l'animal. "il faudrait réinventer la foire aux Sauvagines de Chalon-sur-Saône où s'échangeaient et n vendaient les peaux, créer un mouvement d'opinion pour remettre la fourrure de ragondin, qui est très belle, au goût du jour" suggère Michel Barthas, au risque de choquer.
...Si on trouvait en résumé une manière de valoriser le ragondin - et le pâté n'est pas à exclure de la réflexion (voir par ailleurs) -, on résoudrait en effet du même coup le problème de la prolifération de l'animal.
...Faute de quoi, il a bien fallu créer "un intérêt économique." Soit cette prime de 2,50 euros, qui offre, selon Michel Barthas toujours, deux avantages : inciter financièrement à la lutte et reconnaître le rôle social des piégeurs, qui officient bénévolement sous le contrôle de la DDA, chargée de les agréer.
................................................................ Appliquer le principe de subsidiarité .....................................................................
...Si elle doit stimuler les vocations et "décréter une sorte de mobilisation générale", la prime est cependant appelée à évoluer. "Si le Conseil général assument seul le coût financier de le mesure au départ, précise M.Barthas, il est prévu à terme un cofinancement du conseil général et des communautés dé base, que sont les communautés de communes et les syndicats de rivière. il faut faire jouer là le principe de subsidiarité. La meilleure façon pour que lu gens montrent tout l'intérêt qu'ils ont dans cette lutte est de les faire payer."
..."Mais le ragondin pose un problème plus général :jusqu'où Une espèce peut-elle n développer sans dommage sur l'environnement et pour les activités humaines ? Et c'est valable aussi pour le cormoran. Le ragondin, c'est très bien, mais il existe un seuil au de la duquel ça devient infernal" conclut le directeur départemental de l'Agriculture et des Forêts, qui tente une digression du côté de l'écologie. Reprise sans le savoir par Joël Broyer, docteur en écologie à l'office national de le chasse et de la faune sauvage (voir par ailleurs).

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Reportage paru dans le journal "LE PROGRES"

du vendredi 11 octobre 2002

MURIEL MOUSTIER
Jean-Luc Payet-Pigeon
" Natura 2000 risque d'être ruiné par le ragondin "
..."Il fallait que quelqu'un prenne une décision." Jean-Luc Payet-Pigeon qui est à la fois agriculteur, membre du conseil d'administration de la fédération des chasseurs de l'Ain et président du syndicat des propriétaires et exploitants piscicoles de la Dombes, se trouve une nouvelle fois placé au cœur du problème.
..."Un problème qui est entrain de détruira toutes les infrastructures, autant des rivières que des étangs de la Dombes. O a commencé à s'en occuper sérieusement il y a 5 ans. Nous avions obtenu une subvention du fond de gestion de l'espace rural qui avait été redistribuée afin que les exploitants achètent des cages. 300 cages se sont ainsi vendues en Dombes, 1500 à 1800 dans le département. Le syndicat avait pressenti que le ragondin allait poser de sérieux problèmes".
 
Un allié inattendu
..."En tant qu'exploitant, j'en suis entre 150 et 200 prises par an sur 40 ha. Mais le gros problème de la Dombes, c'est qu'un tiers seulement du territoire est piégé, pour deux tiers qui ne l'est pas. Beaucoup de propriétaires d'étangs n'ont pas pris le problème au sérieux..."
...D'où l'intérêt sans doute, de cette mesure incitative. Car, techniquement, l'éradication du ragondin ne pose pas de problème. "Il est facile à piéger, constate M. Payet-Pigeon, sous sa casquette d'agriculteur et d'exploitant d'étangs, car il est idiot. IL a ses habitudes. Et on peut le piéger sans être agréé, à condition toutefois de relever les pièges tous les matins. Il existe pas d'autre restriction concernant sa capture."
..."C'est un véritable fléau,confirme l'exploitant, quand le président du syndicat, lui, déclare "la lutte contre le ragondin est un des problèmes majeur de ces prochaines années e Dombes." Et ce, d'autant que l'animal "remet en cause tout le système de protection de la flore inscrit dans les directives Natura 2000."
...Natura 2000 qui pourrait finalement devenir, en Dombes, un allié des acteurs économiques locaux dans la lutte contre le ragondin. Après l'avoir complément occulté dans son rapport préliminaire. Étonnant oubli, d'ailleurs, quand on sait que celui que l'on appelle aux Pays-Bas "Le lièvre des marais", peut à lui seul ruiner toutes les directives européennes de protection des étangs voulues pour de secteur...
 
Joël Broyer : "il faut aller plus loin"
 
A la station d'observation de Birieux, de l'office national de la chasse et de la faune sauvage, on a bien sûr mené l'enquête. Le ragondin est un véritable fléau pour l'environnement. Et à l'échelle où le problème se pose, il préconise de mettre en place une véritable brigade de lutte contre l'animal. A inscrire sans doute, parmi les objectifs Natura 2000 pour la Dombes.
C'est si grave que ça docteur?

...A office national de la chasse et de la faune sauvage,station de Birieux, on confirme: "Le ragondin c'est un vrai fléau, une vraie peste. C'est une tondeuse aquatique qui peut débarrasser les étangs de toutes leurs espèces d'oiseaux, qui n'ont ainsi plus de couvert." La bilan est sans appel
...Joël Broyer, qui est docteur on écologie et ingénieur à l'ONC, est bien placé pour constater les ravages opérés par le ragondin sur les étangs de la Dombes. Il passa deux nuits par semaine, avec ses collègues, à compter les canards, ou ce qu'il an reste. Et il constate: "le ragondin est omniprésent, en densité énorme".
...Mettre en place une véritable brigade
...L'équipe de l'office de Birieux a en outre mené des études afin de mettre an évidence l'impact réel du ragondin sur l'environnement "On a étudié ce qui se passait lorsque l'étang était en Assec, et l'on a assisté alors à de petites pauses dans la dévastation. On a également étudié un étang piégé intensivement, et ça s'est révélé très efficace. Enfin, on e créé des zones test, sur des étangs où la ceinture aquatique avait été replantée, en les protégeant avec des grillagea. Et on a vu les roselières se développer. Là où il n'y avait pesas protection,il n'y a pas eu de résultats."
Alors la prima, il y ait bien sur favorable, du moins "si cela très efficace", car comme le président du syndicat des exploitants d'étangs, il n'est pas convaincu que cela suffise à motiver des propriétaires souvent loin de leurs étangs. Il estima même qu'il faudrait pour lutter concrètement contre le ragondin, "mettre en place une stratégie plus complète, voire plus élaborée".

...Natura 2000 comme cadre de lutte
...Oui mais laquelle ? "Bien sûr, la prime peut encourager ceux qui sont prêts à faire le travail eux même. Mais à l'échelle où le problème se pose, il faudrait mettre en place une véritable brigade. Je ne pense pus que l'on puisse faire l'économie, en Dombes, d'équipes spécialisées, comme ça s'est fait dans 1e marais Poitevin. On a l'exemple également d'endroits où la lutte a été acharnée pendant quelques années. Et puis on a arrêté, et le ragondin est revenu."
..."C'est une lune incessante, très exigeante en temps à lui consacrer," poursuit Joël Broyer, qui en profite pour faire avec le cormoran un intéressant parallèle : "la lutte contre le cormoran, note-il, tient plus de la disponibilité des gestionnaires d'étangs que des empêchements administratifs". Car Si la loi a effectivement fixé des quotas à la destruction de cette espèce, on est bien loin de les atteindre et de réguler, là encore, une population trop envahissante.
..."La, présence du ragondin, comme du cormoran en Dombes est incongrue, mais, il faut maintenant considérer qu'on ne se débarrassera probablement jamais de l'un et de l'autre, alors il va falloir s'organiser. Natura 2000 peut constituer un cadre de lutte intéressant contre ces espèces." Conclut notre docteur en écologie. Affaire à suivre.

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Reportage paru dans le journal "LE PROGRES"

du vendredi 11 octobre 2002

MURIEL MOUSTIER
Piégeurs : bientôt, des chasseurs de primes
L'association des piégeurs de l'Ain rassemble 440 piégeurs agrées.

Leur mission : nous débarrasser des nuisibles. Un service qu'ils assurent bénévolement. L'association voit dans l'instauration d'une prime au ragondin l'espoir d'une rémunération, certes, mais surtout d'une reconnaissance .

...L'association des piégeurs de l'Ain, qui rassemble 440 des 2000 piégeurs agréés par la DDAF (Direction départementale, de l'Agriculture et des Forêts), qui œuvrent sur le territoire de l'Ain, et dont les membres se sont essentiellement mis au service de la chasse, accueille la nouvelle d'une prime au ragondin avec Satisfaction. Elle s'apprête même avec plaisir, manifestement, à devenir le "bras armé" et cette fois rémunéré de la DDAF. Roland Rousset son président, voit en effet dans cette mesure l'espoir d'une reconnaissance. "Nous sommes des bénévoles, dont le travail consiste essentiellement à combattre les nuisibles: renards, fouines et pigeons des villes."Mais aussi ragondins. Roland Rousset estime à 12000 ragondins par an les prises des piégeurs sur le département.
...Instaurer une prime, cela signifie donc que le piégeur va maintenant pouvoir rémunérer ses services(1). "Nos gens vont piéger les ragondins, couper les queues et se les faire payer 2,50 euros. Et Si les propriétaires d'étangs n'ont pas de piégeur, ou de pièges(2), cela signifie que l'on pourra se mettre à leur disposition. Soit en leur vendant des pièges, soit en leur proposant de mettre gens et pièges à leur disposition. Nous ne voulons pas être rémunérés pour cette tâche, il y aura la prime pour cela, mais Si l'on doit investir dans l'achat de cages pour la capture des ragondins, nous espérons juste un retour sur investissement; un défraiement. Piéger des nuisibles demande beaucoup de temps. Il est donc normal que les piégeurs aient un retour." poursuit M. Rousset.
...Que faire des ragondins morts ?
...Il reconnaît que la mesure sera donc certainement incitative, mais qui déplore qu'elle n'ait pas été prise plus tôt. Et qui soulève un problème inhérent à la lutte contre le ragondin est~e que des mesures ont été envisagées pour la destruction des corps? "Les prendre, c'est bien, mais qu'est ce qu'on en fait ?Devrons nous les porter à l'équarissage ? Actuellement, nous les enterrons, mais je connais bien des piégeurs qui rejettent leurs prises à l'eau ou les laissent sur les beiges d'étangs où ils seront dévorés par les' renards.
700 ragondins, ça représente tout de même près de 800 kilos de viande I". Et l'absence de valorisation du ragondin, on le voit, pose un autre problème dans cette lutte.
...Que faire aussi des stocks de queues déjà engrangés dans les congélateurs des piégeurs qui avaient anticipé l'instauration d'une prime sur le ragondin et que la Fédération des chasseurs ne semble pas disposée à comptabiliser <voir par ailleurs>? Roland Rousset soulève d'emblée le sujet, estimant qu'un effort pourrait être fait pour rémunérer ces prises, "car le travail a été fait. Même si c'était avant la prime. Sinon, craint-il, on prend le risque que les queues stockées soient glissées dans les prises annuelles", ce en quoi il rejoint l'inquiétude de la Fédération des chasseurs de l'Ain. Joli débat en perspective.
...1 Ce qu'il obtient déjà de la part des collectivités qui payent l'intervention des piégeurs sur les pigeons des villes, 2,29 € par tête.
...2 On piège le ragondin avec une simple cage.
 
Fédération des chasseurs : mettre les queues sous contrôle
C'est la fédération des chasseurs de l'Ain qui sera chargée de comptabiliser les queues de ragondins piégés ou abattus dans le département. Une tâche qui ne laisse pas d'inquiéter ses responsables, qui envisagent actuellement l'ampleur es moyens à déployer. Et particulièrement des moyens de contrôle.
..."Il faut mettre en place un moyen fort pour faire retomber la population à un niveau acceptable." Daniel Rousset le direteur de la fédération des chasseurs de l'Ain, est forcement d'accord sur le principe. Même si le ragondin n'est pas "la préoccupation première des chasseurs", pour lequel il ne présente pas en soi,"un problème direct". Il en a d'ailleurs accepté la charge. Lorsque le conseil général, seul financier de l'opération, aura débloqué les crédits, c'est en effet sa fédération qui se chargera de comptabiliser les queues. "Ce qui serait nos agents assermentés qui vérifieraient sur le terrain." Et c'est précisément cette tâche qui inquiète Daniel Rousset.
...Le directeur de la fédération des chasseurs avoue :"J'ai peur avec la densité des ragondins qu'il y a... Car notre première approche est une vérification du terrain. On étudie actuellement comment la mettre en place. On voudrait éviter aux piégeurs de sa déplacer. On pense ainsi mettre en place un fichier, avec notre sous-réseau de piégeurs et de gardes particuliers, qui permettrait à nos agents de comptabiliser chaque mois les queues conservées dans les congélateurs."
..."En Val-de-Saône ou en Bresse, note Daniel Rousset, il ne devrait pas y avoir de problèmes car nous disposons d'un fort maillage des sociétés de chasse sur lequelles prendre appui. Mais en Dombes nous allons nous heurter aux chasses privées..."
...Et un peu partout, sans doute, aux petits malin qui sachant la prime acquise, auront engrangé leurs queues de ragondin au congel' dans l'espoir de bénéficier d'une manne rétroactive. "Nous n'avons pas l'intention de payer les arriérées", prévient Daniel Rousset. Tout le problème de la fédération des chasseurs est donc bien aujourd'hui de mettre en place des moyens de contrôle.
...Mais aussi d'obtenir l'assurance que le payeur, en l'occurrence le Conseil Général, aura bien envisagé le coût financier de cette opération. Queues et charges inhérentes comprises. Car à la fédération, où l'on parle déjà d'une "récolte" qui pourrait atteindre les 60 000 queues, on a manifestement déjà pris toute la mesure de cette prime.
..."Quand je pense, se rappelle Daniel Rousset, qu'on était tous allé voir le premier ragondin qui avait été pris sur la Saône en 1986 ou 1987, qu'on en était fier, et qu'ilest aujourd'hui empaillé dans les bureaux de la fédération..."
Histoire d'une colonisation
...Le ragondin. est originaire d'Amérique du Sud. En France, un élevage est signalé en Indre-et-Loire dès 1882. ll en existe d'autres, à cette époque, mais ils disparaissent en 1914. Et ce n'est qu'à partir de 1925 que le ragondin est de nouveau introduit sur le territoire.
...La valeur de se fourrure, le bon taux de reproduction laissent en effet envisager de grands succès financiers. Mais la crise es années 30 provoque la disparition de nombreux élevages. Les évasions de ragondins, ajoutés aux Lâchés volontaires d'éleveurs ruinés, permettent alors au ragondin de s'établir et de vivre dans de bonnes conditions dans la nature. Dans le plupart des pays d'introduction, la colonisation s'est donc faite à partir d'animaux élevés pour leur fourrure. On trouve bien sûr le ragondin en Amérique du Sud, mais aussi an Amérique du Nord, en Europe, en ex-URSS, en Afrique,eu Moyen-Orient et su Japon.
...En France il est aujourd'hui présent partout où le milieu lui est favorable: marais, rivières, étangs. Avec une prédilection pour les digues. Le ragondin ne construit de terrier qu'en, l'absence d'opportunité pour l'édification d'une plate-forme ou d'un nid dans la végétation aquatique, et pourvu qu'il y ait des rives abruptes. C'est le cas des étangs de la Dombes, au bord desquels il a trouvé un lieu de vie idéal Des berges à creuser et des galeries de rats musqués à occuper et à développer.

     
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